Thibaut Pez, un « Garçon formidable »

« C’est un garçon formidable… » et c’est vraiment le cas de le dire. Thibaut Pez sort aujourd’hui 13 septembre  son premier EP, deux mois après avoir révélé son premier single, l’entêtant Que tu meures.

Le parcours de l’artiste de 32 ans ne manquera pas de faire parler. Journaliste politique à Marianne il y a encore deux ans, il plaque tout pour se lancer dans la musique. Garçon Formidable est le premier fruit du travail effectué depuis 2017. Si les chansons sonnent très années 80 — on pense évidemment aux premiers albums d’Etienne Daho, les textes eux sont bien d’aujourd’hui. Lorsqu’il parle d’amour, Thibaut Pez ne se cache pas derrière son petit doigt, il parle à des hommes. Et il a parfois des choses pas très sympa à leur dire: « Mon amour / parfois j’aimerais que tu meures / et avec toi les souvenirs / et avec eux toute la rancoeur / que tu m’as laissée ».

En plus du single sorti en juin, l’EP contient trois autres chansons. Celle qui donne son titre à l’EP d’abord, la plus enjouée des quatre, si l’on peut dire, car empreinte d’une mélancolie qui semble consubstantielle à l’écriture de l’artiste. On trouve ensuite une perle absolue: L’état de grâce, qui parle de l’amour à l’épreuve du temps, avec notamment ce magnifique début de refrain: « Qu’est ce qu’on y peut / Si quoi qu’on fasse / On est moins fort que le temps qui passe ».

Enfin, En altitude est une sorte de « rêverie solitaire », qui clôt l’EP avec une envolée sonore à la Radiohead, prouvant au passage que le chanteur n’a pas que la corde 80’s à son arc.

Pour tout vous dire, on ressort de Garçon formidable avec le sentiment qu’un vrai artiste est né. Vite, la suite!

Thibaut Pez sera en concert le 9 novembre prochain à l’International, rue Moret dans le XIème à Paris. 

Photo: Marie Rouge

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